Pour faire barrage à l’épidémie, le gouvernement envisage une nouvelle paperasse !

Depuis plus d’un an, les entreprises ont mis en place le télétravail. Les partenaires sociaux ont conclu un accord national interprofessionnel pour en cadrer l’usage. Mais aujourd’hui, la lassitude prévaut et il devient de plus en plus difficile aux employeurs de l’imposer. Il convient donc d’inciter, d’encourager et de motiver les employeurs et les salariés en rappelant que le télétravail contribue à limiter le risque de propagation de la Covid-19.

C’est le moment choisi par le gouvernement pour menacer et imposer de nouvelles obligations administratives. Le projet de nouveau « Protocole pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19 » prévoit d’imposer à toutes les entreprises, sans distinction de taille, un plan d’action pour réduire au maximum le temps de présence sur site, tenant compte des activités télétravaillables au sein de l’entreprise, à présenter à l’inspection du travail en cas de contrôle.

Nul doute qu’une paperasse de plus sera un barrage efficace contre l’épidémie. Les chefs d’entreprise apprécieront qu’à défaut de leur proposer une date de vaccination, on leur impose une nouvelle obligation !

Projet de loi Climat : contraindre plutôt qu’accompagner est une erreur !

La protection de l’environnement, la réduction des gaz à effet de serre et la décarbonation de notre économie sont des enjeux majeurs. Il est logique que les TPE-PME poursuivent leur engagement dans des démarches de transformation de leur mode de fonctionnement et de production. Pour autant, les pouvoirs publics doivent prendre en compte leur réalité économique.

Le projet de loi Climat est loin d’être exempt de tout reproche en la matière. Nombre des mesures prévues sont aussi vertueuses que coûteuses, voire inapplicables dans les TPE/PME (généralisation de la consigne du verre, obligation de vente en vrac…).

Par ailleurs, ce texte, au travers d’une hausse de la fiscalité du transport routier de marchandises, méconnaît la grande fragilité économique de ce secteur qui a besoin qu’on l’accompagne dans sa transition énergétique mais sans affaiblir sa compétitivité.

Enfin, Le délit d’écocide est en totale contradiction avec la volonté affichée de réindustrialiser la France et d’accroître son attractivité. Contraindre plutôt qu’accompagner et inciter est aux antipodes des démarches de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) que promeut la CPME depuis de nombreuses années.

Reconfinement : la CPME s’inquiète et réclame de l’anticipation !

Si en temps ordinaire, les soldes sont une période importante pour les commerçants, cette année pour nombre d’entre eux, ils sont vitaux. Les interrompre brutalement empêcherait l’écoulement des stocks et la reconstitution de trésorerie.
De plus, refaire à nouveau une distinction entre ceux qui sont considérés comme “essentiels” et les autres, serait particulièrement mal vécu par ces indépendants qui ne ménagent pas leur peine pour continuer à maintenir leur activité.

Il faut également souligner que, selon une enquête de la CPME, 49% des dirigeants estiment que leur entreprise n’est pas prête à supporter un troisième confinement.

Si celui-ci était malgré tout inévitable aux yeux du gouvernement, il conviendrait, cette fois-ci, d’anticiper pour que les entreprises puissent s’y préparer. De surcroît, il serait indispensable de renforcer les dispositifs de soutien et d’indemnisation des entreprises, alors que près de 100 000 d’entre elles estiment déjà ne pas être en mesure de rembourser le prêt garanti par l’Etat (PGE).

#CPME25 #defendonnosentreprises

La CPME 25 s’exprime dans la presse.

, Président de la CPME 25 s’est exprimé récemment dans la “Presse Bisontine”, la “Presse Pontissalienne” et la publication “C’est-à-Dire”.

La CPME prend acte de la nomination du nouveau gouvernement dirigé par Jean Castex

La CPME prend acte de la nomination du nouveau gouvernement dirigé par Jean Castex.

Accélérer le redémarrage économique en s’appuyant davantage sur les territoires, faire de la transition énergétique un outil de développement économique durable doivent être les priorités de ce nouvel exécutif à qui il revient, avant tout, d’éviter, autant que faire se peut, les défaillances d’entreprises. Des mesures fortes et urgentes sont désormais attendues (« Sauver le présent pour bâtir l’avenir » : plan de soutien et d’investissement attendu par les PME).

Si la réforme des retraites reste un sujet, ce n’est pas la priorité actuelle des entreprises qui ont les yeux rivés sur leur carnet de commandes.

A cet égard, la CPME se réjouit de la mise en place d’un ministre délégué chargé des PME auquel il appartiendra de veiller à ce que la politique gouvernementale intègre pleinement cette culture PME qui a si souvent fait défaut ces derniers temps. La Confédération des PME sera toutefois particulièrement attentive au respect de la neutralité syndicale qui doit caractériser l’action d’un gouvernement quel qu’il soit.

 

Source : https://www.cpme.fr/

Quelle est l’opinion des entrepreneurs sur le télétravail ?

A la faveur de la période de confinement, plus de la moitié des dirigeants de TPE-PME (53%) ont mis en place le télétravail. C’est l’un des enseignements de l’enquête que la CPME a réalisé du 1er au 12 juillet 2020.

Alors qu’on connaît bien la perception du télétravail par les salariés, l’objectif était de prendre le pouls des entrepreneurs sur cette question d’une ampleur inédite en raison de la crise du Covid-19.

Premier enseignement, dans 39% des entreprises les salariés réclament davantage de télétravail tandis qu’ils sont exactement autant (39%) côté employeurs à souhaiter étendre le télétravail dans leur PME. Il est également à souligner que pour un entrepreneur sur cinq (20%) dans ce cas de figure, télétravail rime avec réduction des surfaces de bureaux ou des locaux professionnels.

L’enquête met également à jour une perception plus positive pour les entrepreneurs qui utilisaient déjà le télétravail par rapport à ceux qui l’ont mis en place pour la première fois lors du confinement. Ces derniers en ont davantage perçu les limites. 86% d’entre eux estiment que le télétravail est « un frein à la cohésion des équipes et risque d’isoler des salariés ».

Enfin et d’une manière plus générale, 68% des entrepreneurs interrogés pensent que « le télétravail crée une fracture dangereuse entre cols blancs et cols bleus ».

Télécharger l’enquête CPME

Article écrit par la CPME nationale.