La CPME appelle à ne pas banaliser le confinement !

Alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, « n’exclut pas l’hypothèse d’un troisième confinement », la CPME appelle à ne pas banaliser le confinement qui doit être la dernière extrémité pour mettre fin à une situation incontrôlable, et non une simple hypothèse parmi d’autres.

« Confiner », c’est passer l’économie au ralenti avec des conséquences économiques, sociales et humaines, catastrophiques à court, moyen et long terme. « Confiner » c’est restreindre la liberté d’entreprendre, la liberté de circuler…

Se laisser bercer d’illusions par ceux qui s’abritent derrière les chiffres trompeurs d’un nombre de liquidations en baisse par rapport à l’année dernière, serait une grave erreur. Un grand nombre d’entreprises vivent actuellement sous perfusion. Leur taux d’endettement a explosé et cela ne sera pas sans effet, qu’on le veuille ou non.

Notre système de protection sociale est également gravement en danger. Son financement doit désormais être rétabli au plus vite. Une croissance forte peut être la solution pour éviter de nouveaux prélèvements. Mais cela ne se fera pas avec une « économie en stop and go » qui favorise davantage l’épargne de précaution que l’investissement.

Entreprises en difficulté : un numéro d’appel dédié.

Depuis le 2 novembre, un numéro de téléphone spécial d’information sur les mesures pour les entreprises en difficulté est en service : 0806 000 245 (appel non surtaxé, prix d’un appel local).

Prêt garanti par l’Etat, report de charge, chômage partiel… Vous avez des questions sur les aides en vigueur ? Ce numéro vient en complément de la plateforme internet, pour informer les entreprises et les associations les plus fragiles face à la crise sanitaire. Il est accessible du lundi au vendredi de 9h à 12h puis de 13h à 16h.

Ce service est assuré par la Direction générale des finances publiques et l’Urssaf.

Fermeture des commerces non-essentiels : la CPME réagit !

Le gouvernement a pris la décision de fermer les rayons de produits non-essentiels de la grande distribution. Il vient d’annoncer que les coiffeurs et les esthéticiennes à domicile ne pourront plus exercer leur activité.

Ces annonces font suite à la fronde des commerçants de proximité distribuant des produits considérés comme « non-essentiels » et dénonçant une distorsion de concurrence. La CPME s’est largement mobilisée ces derniers jours pour réclamer la réouverture des commerces de proximité, et rétablir ainsi l’équité entre tous.

Cependant, notre objectif n’est pas d’opposer les différentes formes de commerce qui sont tout autant concurrentes que complémentaires. Nous ne voulons pas d’une concurrence faussée dont les seules gagnantes seraient les plateformes de e-commerce internationales qui s’extraient pour une large partie des règles en vigueur, notamment sur le plan fiscal.

Fermer les rayons de la grande distribution apporte une réponse “court termiste“ à la question de l’équité. Ce n’est pas une sortie par le bas que nous réclamons, mais une sortie par le haut qui permette au plus grand nombre de travailler, quitte à renforcer les règles sanitaires. La logique du tous perdants n’est pas la nôtre !