Pour faire barrage à l’épidémie, le gouvernement envisage une nouvelle paperasse !

Depuis plus d’un an, les entreprises ont mis en place le télétravail. Les partenaires sociaux ont conclu un accord national interprofessionnel pour en cadrer l’usage. Mais aujourd’hui, la lassitude prévaut et il devient de plus en plus difficile aux employeurs de l’imposer. Il convient donc d’inciter, d’encourager et de motiver les employeurs et les salariés en rappelant que le télétravail contribue à limiter le risque de propagation de la Covid-19.

C’est le moment choisi par le gouvernement pour menacer et imposer de nouvelles obligations administratives. Le projet de nouveau « Protocole pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19 » prévoit d’imposer à toutes les entreprises, sans distinction de taille, un plan d’action pour réduire au maximum le temps de présence sur site, tenant compte des activités télétravaillables au sein de l’entreprise, à présenter à l’inspection du travail en cas de contrôle.

Nul doute qu’une paperasse de plus sera un barrage efficace contre l’épidémie. Les chefs d’entreprise apprécieront qu’à défaut de leur proposer une date de vaccination, on leur impose une nouvelle obligation !

Les commerçants, principales victimes du reconfinement d’une partie de la France !

Le reconfinement de 16 départements est une mauvaise nouvelle qui va à nouveau pénaliser les commerces considérés comme non essentiels et perturber la grande distribution qui va devoir trier entre les marchandises autorisées et les autres.

Les commerçants, déjà fragilisés par l’année écoulée, sont encore montrés du doigt alors qu’ils ont été astreints à des protocoles sanitaires stricts. La CPME veillera à ce que le gouvernement mette en place des mesures de soutien, notamment pour les TPE-PME (dépréciation des stocks, prise en charge réelle des loyers…).

Un délai de prévenance serait également utile pour permettre aux entreprises concernées de connaître les nouvelles règles applicables. Des chefs d’entreprise doivent appliquer des règles qu’ils ne connaissent pas ! Et ce, sous peine de sanctions…

Il est maintenant impératif de donner des perspectives claires aux Français. Le gouvernement demande de nouveaux efforts, il doit de son côté s’engager à respecter le rythme annoncé de la campagne de vaccination. La CPME réclame donc des dates précises de réouverture pour redonner de l’espoir !

Face à la crise, la CPME propose des mesures concrètes pour protéger les indépendants !

Les 3 millions d’indépendants en France sont les moins bien protégés et ils sont pourtant en première ligne face à la crise. La CPME a donc proposé le 28 janvier 11 mesures d’urgence pour les dirigeants indépendants en difficulté, et leur entreprise.

En dialogue étroit avec l’exécutif qui planche actuellement sur un dispositif, la CPME s’est exprimée dans les médias sur ses propositions. Pour une protection efficace, elle propose d’agir à 4 niveaux :
> Lorsque les entrepreneurs sont contraints d’envisager une cessation d’activité : les accompagner tout au long de la procédure, en s’assurant qu’il n’existe pas d’alternative viable au dépôt de bilan.
> Lorsque le poids de la dette accumulée depuis le début de la crise risque de les faire plonger, nous préconisons des mesures pour réduire leur endettement.
> Lorsque la liquidation de l’entreprise est prononcée, agir pour éviter les faillites en cascades d’autres PME qui seraient entraînées dans leur chute et ne pas laisser tomber l’entrepreneur dans la misère.
> Pour qu’au désastre économique on n’ajoute pas un désastre humain, il faut accompagner psychologiquement celles et ceux dont la vie bascule.

La CPME appelle à ne pas banaliser le confinement !

Alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, « n’exclut pas l’hypothèse d’un troisième confinement », la CPME appelle à ne pas banaliser le confinement qui doit être la dernière extrémité pour mettre fin à une situation incontrôlable, et non une simple hypothèse parmi d’autres.

« Confiner », c’est passer l’économie au ralenti avec des conséquences économiques, sociales et humaines, catastrophiques à court, moyen et long terme. « Confiner » c’est restreindre la liberté d’entreprendre, la liberté de circuler…

Se laisser bercer d’illusions par ceux qui s’abritent derrière les chiffres trompeurs d’un nombre de liquidations en baisse par rapport à l’année dernière, serait une grave erreur. Un grand nombre d’entreprises vivent actuellement sous perfusion. Leur taux d’endettement a explosé et cela ne sera pas sans effet, qu’on le veuille ou non.

Notre système de protection sociale est également gravement en danger. Son financement doit désormais être rétabli au plus vite. Une croissance forte peut être la solution pour éviter de nouveaux prélèvements. Mais cela ne se fera pas avec une « économie en stop and go » qui favorise davantage l’épargne de précaution que l’investissement.

Entreprises en difficulté : un numéro d’appel dédié.

Depuis le 2 novembre, un numéro de téléphone spécial d’information sur les mesures pour les entreprises en difficulté est en service : 0806 000 245 (appel non surtaxé, prix d’un appel local).

Prêt garanti par l’Etat, report de charge, chômage partiel… Vous avez des questions sur les aides en vigueur ? Ce numéro vient en complément de la plateforme internet, pour informer les entreprises et les associations les plus fragiles face à la crise sanitaire. Il est accessible du lundi au vendredi de 9h à 12h puis de 13h à 16h.

Ce service est assuré par la Direction générale des finances publiques et l’Urssaf.

Fermeture des commerces non-essentiels : la CPME réagit !

Le gouvernement a pris la décision de fermer les rayons de produits non-essentiels de la grande distribution. Il vient d’annoncer que les coiffeurs et les esthéticiennes à domicile ne pourront plus exercer leur activité.

Ces annonces font suite à la fronde des commerçants de proximité distribuant des produits considérés comme « non-essentiels » et dénonçant une distorsion de concurrence. La CPME s’est largement mobilisée ces derniers jours pour réclamer la réouverture des commerces de proximité, et rétablir ainsi l’équité entre tous.

Cependant, notre objectif n’est pas d’opposer les différentes formes de commerce qui sont tout autant concurrentes que complémentaires. Nous ne voulons pas d’une concurrence faussée dont les seules gagnantes seraient les plateformes de e-commerce internationales qui s’extraient pour une large partie des règles en vigueur, notamment sur le plan fiscal.

Fermer les rayons de la grande distribution apporte une réponse “court termiste“ à la question de l’équité. Ce n’est pas une sortie par le bas que nous réclamons, mais une sortie par le haut qui permette au plus grand nombre de travailler, quitte à renforcer les règles sanitaires. La logique du tous perdants n’est pas la nôtre !